Pourquoi j’ai débranché des réseaux sociaux …

Soyons honnête deux minutes: est-ce que vous avez remarqué que j’avais disparu des radars? 

Peut-être que oui, peut-être que non, et c’est bien le jeu des réseaux sociaux. Pourtant, de mon côté, l’absence a duré plusieurs mois. Un silence radio total, inédit pour moi qui suis « au poste » depuis des années.

 

Vous vous demandez sûrement pourquoi. La vérité, c’est que j’ai été percutée de plein fouet par une grande lassitude. Celle d’avoir l’impression d’écrire… dans le vide.

 

Écrire, c’est mon métier. C’est ma passion, ma zone de génie, mon quotidien. La plupart du temps, j’y prends un plaisir fou. Mais ces derniers mois, ce plaisir s’est doucement fait grignoter par de la fatigue, de la démotivation et, soyons francs, un vrai découragement. Comme je répète souvent que l’énergie passe à travers les mots, je me suis dit que si mon énergie du moment était en berne, le mieux était encore de poser le stylo. De faire une pause.

 

Le grand bilan (sans filtre)

Ce recul m’a forcée à regarder ma réalité en face. J’ai posé les chiffres sur la table et j’ai fait une prise de conscience majeure : les réseaux sociaux ne m’amènent pas de nouveaux·elles clients·es. J’y ai fait des rencontres formidables, j’y ai noué des partenariats précieux, mais commercialement parlant ? Le compte n’y était pas.

 

Et puis, cerise sur le gâteau (ou plutôt, goutte d’eau qui fait déborder le vase) : les algorithmes. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi ils changent à chaque tremblement de terre ? Pourquoi devons-nous sans cesse subir leurs caprices pour espérer être vus ?

 

Alors, j’ai débranché.

 

Du doute à la légèreté

Au début, arrêter n’a pas été si facile. J’ai dû batailler avec mes propres doutes et une sacrée dose de culpabilité. Quand on est habituée à être présente régulièrement, le vide donne le vertige.

 

Mais petit à petit, la culpabilité a laissé la place à autre chose. J’ai senti de la légèreté revenir. Plus de joie, moins de contraintes logistiques, et une véritable forme de paix.

 

J’en ai profité pour me poser les vraies questions, celles qu’on évite quand on court après le temps :

  • Combien de temps est-ce que je choisis RÉELLEMENT de passer ici chaque jour ?
  • Quelles actions puis-je mettre en place pour alléger mes journées ?
  • Où est-ce que je veux placer mon attention, mon énergie et sur quels sujets ?

 

Cette pause a été le plus beau bilan de compétences et de prospection que j’aurais pu m’offrir pour mon entreprise.

 

Et maintenant, on fait quoi ?

La très bonne nouvelle (surtout pour moi !), c’est que j’ai retrouvé l’énergie, l’envie et la joie d’écrire pour vous.

 

Mais les règles du jeu ont changé. Je n’ai plus du tout envie de m’imposer une présence militaire plusieurs fois par semaine sur différentes plateformes. Je reviens, oui, mais à mon rythme. Un rythme certainement plus aléatoire, plus vivant, plus humain.

 

Je continuerai à partager ici mon expertise, des témoignages et des morceaux de moi. Mais ma priorité absolue va désormais au réseautage et aux rencontres « en vrai », autour d’un vrai café. Car c’est là que bat le cœur de mon activité.

 

Merci d’être là, à votre rythme vous aussi. Et vous, quelle est votre relation actuelle avec les réseaux ? On en parle (sans algorithme) dans les commentaires ?

Partager cet article