Un jour, un mot: paix

« Vouloir être calme, c’est ne jamais pouvoir être en paix. » Dixit Fabrice Midal, dans son livre : « Foutez-vous la paix ! ».

Étrange à priori, non ? À l’heure où les magazines, les émissions de toute sorte, les podcasts et autres nous vantent, quasi en boucle, les mérites d’être calme !

Fabrice Midal remet en cause cette injonction selon laquelle il est bien de garder son calme en toutes circonstances. Pourquoi ? En résumé, être calme tout le temps est contre nature ! Être calme sous-entend « se contrôler et ne jamais exprimer trop vivement sa colère ou son chagrin, sa joie ou ses envies. » Être calme semble une promesse attirante au premier abord, mais elle recèle un véritable processus de coercition qui nous interdit d’être ce que nous sommes : des êtres humains vivants, changeants et remplis d’émotions.

La société et certaines constructions sociales raffolent de cette croyance qu’une personne calme est forcément gentille, serviable, rassurante, prévenante, dévouée et … capable de se maîtriser ! « Ce calme que l’on nous vante est aux antipodes de la vie. » Pourquoi ? Car vouloir passer à côté de ses émotions, de la vie et des expériences que l’existence nous amène va à l’encontre même de la réalité.

Alors, comment la paix peut-elle nous sortir de cette impasse ? La paix « n’implique pas de se prémunir du tumulte des émotions, de la vie, des vagues et même des roulis ; au contraire, elle les intègre dans son amplitude. » C’est justement le fait d’inclure nos émotions dans notre vie qui va nous permettre d’être en paix !

Le mot paix « est issu de la vieille racine indo-européenne pehg que l’on retrouve dans le latin pax mais surtout dans le verbe pango et dans le grec pégnumi et qui signifie réparer, ajuster et travailler. » La paix implique donc un effort pour reconnaître, accueillir et entrer en rapport avec l’ensemble de sa réalité ; que cette réalité comprenne de la rage, de la douleur, de la tristesse ou du bonheur et de la joie. Lorsqu’on reconnaît une émotion, on ne l’escamote pas, on ne l’étouffe, on lui fait de la place pour être présent·e à elle. Lorsqu’on est en paix, on ne juge plus cette émotion, on ne lui donne pas l’ordre de se calmer ou même de partir, on se synchronise avec elle et on vit ce qui est.

Lorsque vous prenez conscience qu’accueillir plutôt que de contrôler ou pire de cacher vos émotions est une étape cruciale pour arrêter de faire semblant et de vous connecter avec qui vous êtes, une nouvelle vie s’ouvre à vous. Les premiers pas vers cette paix vont vous permettre d’arrêter du culpabiliser parce que vous n’arrivez pas à à montrer régulièrement une façade lisse et donc socialement adaptée ; c’est aussi assumer de ne pas toujours être gentil·le ; c’est oser dire NON, exprimer un avis divergent ; c’est ne plus craindre d’avoir tort et de faire des vagues.

Magique, n’est-il pas ? Pour aller plus loin, je vous conseille évidemment, le livre de Fabrice Midal : « Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre ».

https://bit.ly/3aCBEXG

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