La transformation d’une poupée ouvre le débat sur la sexualisation des jouets pour enfants

Baby_doll

Voici l’histoire d’une mère de famille australienne qui a décidé de donner une seconde vie à des poupées hyper maquillées et très superficielles. Au delà du fait d’aimer ou non le résultat, ce processus nous questionne quant au pouvoir des fabricants de jouets et de poupées et à l’image de la fille ou de la femme dans notre société.

Tout commence lorsque Sonia Singh, une mère de famille vivant en Tasmanie, perd son travail. Ayant un peu de temps, elle va retrouver son âme d’enfant en chinant des poupées « de seconde-main » et en les transformant. Dans un premier temps, elle souhaite simplement redonner vie à des poupées dont plus personne ne veut. Elle va donc entamer un processus de transformation et de réparation: elle les démaquille et leur redessine les traits du visage, elle les répare, elle prend soin de leurs cheveux, elle les rhabille.

Une fois les premières poupées transformées, elle publie quelques photos sur les réseaux sociaux. Le résultat est fulgurant. Contre toute attente de sa part, sa page Facebook est remplie de plusieurs milliers de « like » en quelques jours; elle reçoit des centaines de messages positifs; la télévision australienne réalise un reportage sur son projet. Dès lors, cette mère de famille cristallise les opinions sur la féminisation et la sexualisation des poupées et jouets pour enfants.

Il est intéressant de noter que, de l’avis même de certaines filles dans le reportage*, les poupées, dans leur état original, étaient « crazy » avec des yeux trop maquillés et une bouche hors norme. Une petite fille précise qu’une fois la poupée transformée, elle peut s’identifier à elle.

En Suisse, il est flagrant d’aller visiter un rayon jouets pour filles dans n’importe quelle grande surface pour s’apercevoir que le monde devient tout à coup « rose », hypersexualisé et très artificielle. Les poupées (Barbie et autres) ont toujours des dimensions corporelles qui n’ont rien à voir avec la réalité. Les rayons sont remplis de maquillage et de déguisements de princesse, de bijoux et d’articles pour jouer à la marchande.

Si le reportage sur Sonia Singh a été visionné 17’623’571 fois (chiffres datant d’octobre 2015) et si son projet a sucité tant de commentaires, c’est qu’il est peut-être temps d’envisager la femme en tant qu’être humain et non plus comme faire-valoir ou femme-objet. Même dans les pays occidentaux, il reste du travail pour faire changer les mentalités afin que les femmes puissent (dans la réalité) bénéficier des mêmes droits que les hommes.

Pour conclure, je suis heureuse qu’un projet « simple » puisse (re)donner un peu de liberté à nos petites filles et surtout qu’elles puissent s’autoriser à se penser différemment de la norme établie par la majorité des fabricants de poupées!

Pour plus d’informations:

Blog de Sonia Singh

Reportage:

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